Quand quelqu'un tape « serrurier » près de chez vous, Google ne commence pas par lire votre description ni vos avis. Il regarde d'abord quelles fiches ont déclaré ce métier. La catégorie principale décide si vous êtes dans la course. Le reste décide de votre place dans la course.
Ce que le chiffre veut dire
Whitespark a analysé 1,8 million de fiches en août 2026. Les fiches dont la catégorie principale est précise sortent dans le top 10 dans 12,5 % des cas, contre 9,2 % pour celles qui ont choisi une catégorie large. Un tiers d'écart, sur un réglage qui prend deux minutes. Aucun autre champ de la fiche ne pèse autant pour si peu de travail.
Trois méthodes pour la choisir
Partir du mot que le client tape
« Serrurier », pas « entreprise de sécurisation d'accès ». « Boulangerie », pas « artisan des métiers de bouche ». La catégorie doit correspondre à la recherche, et la recherche est faite par quelqu'un qui n'a pas votre vocabulaire. Si vous hésitez entre deux formulations, celle que votre client emploierait au téléphone est la bonne.
Lire la catégorie des trois premiers
Ouvrez Google, tapez votre recherche principale avec votre ville, et regardez les trois établissements affichés sur la carte. Leur catégorie s'affiche sous leur nom. Si les trois ont la même, vous avez votre réponse. S'ils diffèrent, la plus fréquente sur les dix premiers l'emporte.
Prendre la plus spécifique qui couvre encore 80 % de votre activité
Un pâtissier qui fait aussi du pain choisit « Pâtisserie » si c'est là que se fait l'essentiel de son chiffre. Une catégorie plus large, « Boulangerie-pâtisserie », le met en concurrence avec tout le monde sur les deux recherches, et le classe moins bien sur chacune.
Les catégories secondaires
Vous pouvez en ajouter jusqu'à neuf. Elles élargissent sans diluer, à une condition : chacune correspond à une prestation que vous assurez réellement. Nous avons montré en septembre que l'ajout d'une secondaire pertinente fait gagner entre 6 et 17 places, toujours d'après Whitespark. Une catégorie que vous n'assurez pas produit l'effet inverse : des appels que vous refusez, et Google observe ce que les gens font après avoir vu votre fiche.
Deux cas qui font hésiter
Vous exercez deux métiers à parts égales. Choisissez comme principale celui que vous voulez développer, ou celui qui rapporte le plus par client. L'autre passe en secondaire. Vous n'apparaîtrez pas moins sur le second, vous apparaîtrez mieux sur le premier.
Aucune catégorie ne décrit exactement votre activité. Prenez la catégorie parente la plus proche, et décrivez la spécialité dans la description de la fiche. N'ajoutez pas votre spécialité dans le nom de l'établissement : Google le considère comme une tricherie, et il lui arrive de suspendre la fiche pour ça.
L'erreur qui coûte le plus
Changer de catégorie principale tous les mois pour « tester ». Chaque changement remet le classement en mouvement, et Google met plusieurs semaines à retrouver une position stable. On choisit une fois, avec les trois méthodes ci-dessus, puis on laisse travailler. Ce qu'on ajuste ensuite, ce sont les secondaires, les photos et les avis.
Le 14 octobre, ce sujet devient un carrousel sur LinkedIn et Instagram. Déposez votre métier et votre ville en commentaire sous cette publication : nous regardons votre fiche et nous vous disons ce qui manque, en réponse publique.