Un visiteur qui arrive sur votre site cherche quatre réponses dans les dix premières secondes : qui vous êtes, ce que vous faites, combien ça coûte, comment vous joindre. Tout ce que le site contient d'autre ne sera lu que si ces quatre réponses sont trouvées. Chacune a sa page.
Page 1 : l'accueil
Trois choses, dans cet ordre : la promesse en haut, la preuve juste dessous, un seul bouton d'action. La promesse dit ce que le visiteur obtient, dans ses mots à lui. La preuve est une photo réelle, un chiffre vérifiable ou un avis daté. Le bouton dit ce qu'on attend de lui : appeler, demander un devis, prendre rendez-vous. Un seul, parce que deux boutons de même poids font hésiter, et qu'hésiter revient à partir.
Ce que l'accueil n'a pas à faire : tout dire. Il oriente vers les trois autres pages. Un accueil qui décrit chaque prestation en détail est un accueil que personne ne lit jusqu'en bas.
Page 2 : la page de service
Une prestation par page. Pas une page « Nos prestations » qui les liste toutes, parce que personne ne tape « nos prestations » dans Google. Le titre de chaque page reprend le mot que le client tape, pas le mot du métier : « Réparation de chaudière », pas « Maintenance thermique ».
Chaque page répond à cinq questions : ce que c'est, pour qui, comment ça se passe, combien, et ce qui se passe ensuite. Nous y reviendrons en détail le 20 octobre, avec la méthode pour trouver la recherche réelle derrière chaque page.
Page 3 : la page contact
C'est la page qui transforme une visite en appel, et c'est souvent la plus négligée. Quatre choses non négociables : l'adresse écrite en texte et pas dans une image, le téléphone en lien cliquable, les horaires strictement identiques à ceux de la fiche Google, et un formulaire court.
Le formulaire mérite une phrase de plus. Chaque champ ajouté réduit le nombre d'envois. Nom, moyen de contact, besoin : trois champs suffisent. Le reste se demande au téléphone.
Page 4 : la page à propos
Qui travaille, depuis quand, où. C'est la page qu'on ouvre avant de payer, pour vérifier qu'il y a quelqu'un derrière le site. Une photo réelle des personnes, une date de création, une adresse ou une zone. Rien de plus, mais rien de moins : une page à propos sans visage ni date fait exactement l'effet inverse de celui qu'on attend d'elle.
L'ordre compte
Les quatre pages d'abord, le blog ensuite. La raison est mécanique : un article de blog n'a rien vers quoi renvoyer tant que la page de service qu'il devrait alimenter n'existe pas. Le lecteur finit l'article, cherche où aller, et ferme l'onglet. L'article a fait le travail d'attirer, et le site n'a pas su le garder.
Le blog sert quand les quatre pages existent et que vos clients vous posent les mêmes questions au téléphone. Chaque question récurrente devient un article, et chaque article renvoie vers la page de service qui y répond. Avant ça, une fiche Google bien remplie rapporte davantage qu'un blog, pour beaucoup moins de travail.
Ce que ça donne chez nous
Notre formule vitrine tient en six pages, rédaction comprise, entre 1 900 et 3 200 € selon ce qui fait varier le prix. Six, parce que les quatre pages ci-dessus plus une preuve et une page par prestation principale couvrent la grande majorité des TPE. Au-delà, on entre dans une logique de référencement, et c'est une autre décision.
Le 7 octobre, ce sujet devient un carrousel sur LinkedIn et Instagram. Déposez l'adresse de votre site en commentaire sous cette publication : nous regardons le haut de votre page d'accueil et nous vous disons ce qui manque pour convaincre, en réponse publique.