Un site, une identité refaite, du référencement, des réseaux tenus : tout se défend. Pris ensemble, cela dépasse largement ce qu'une TPE met dans une première année de communication. Il faut donc choisir, et l'ordre compte davantage que le montant.
Cet article ne vend rien de particulier. Il donne la règle qu'on applique, y compris quand elle nous fait commencer par le chantier le moins cher.
La règle : réparer le seau avant d'ouvrir le robinet
Payer pour amener des visiteurs vers quelque chose qui ne les convainc pas, c'est payer pour les perdre plus vite. À l'inverse, soigner ce qui convainc quand personne ne vient, c'est préparer une salle que personne ne visitera.
D'où une seule question de départ : où se perdent les gens aujourd'hui ? Avant qu'ils vous trouvent, ou après ?
Quatre situations, quatre premiers chantiers
On ne vous trouve pas
Vous n'apparaissez pas quand quelqu'un cherche ce que vous vendez près de chez lui. C'est la situation la plus fréquente, et c'est aussi la moins chère à corriger : la fiche Google Business ne coûte rien à créer, et le référencement local démarre bien en dessous d'un site.
C'est le chantier le moins spectaculaire de la liste. C'est souvent le plus rentable, et cet écart est exactement ce que les gens sous-estiment.
On vous trouve, mais on n'appelle pas
Le trafic existe, les demandes non. Le problème est alors dans ce que le visiteur lit : une page qui ne dit pas ce que vous faites, un formulaire trop long, une lenteur qui le fait partir avant la fin. C'est le moment du site, ou d'une partie du site seulement : un site qui convertit mal n'est pas toujours un site à jeter.
On vous appelle, mais on vous trouve cher
Vous décrochez des rendez-vous et vous perdez sur le prix, face à des concurrents qui ne font pas mieux. Là, le chantier est l'identité : trois polices selon le support et un devis qui ne ressemble pas au site obligent à justifier son prix trois fois par rendez-vous. Une image cohérente ne vous rend pas meilleur ; elle cesse de vous desservir.
On ne vous connaît pas encore
Vous êtes visible quand on vous cherche, mais personne ne vous cherche : métier nouveau, offre nouvelle, zone nouvelle. C'est le cas où les réseaux sociaux passent devant le reste, parce qu'ils s'adressent à des gens qui n'ont pas encore la question.
Trois erreurs d'ordre
- Refaire l'identité quand personne ne vous trouve. Vous obtiendrez une belle marque, invisible. L'identité se rentabilise sur des rendez-vous existants : s'il n'y en a pas, elle attend.
- Lancer les réseaux quand le site ne convertit pas. Vous paierez pour envoyer des gens sur une page qui les perd. Le compte travaillera, le site annulera.
- Automatiser une machine qui ne tourne pas encore. L'automatisation démultiplie ce qui fonctionne ; branchée sur un processus qui ne marche pas, elle accélère seulement le problème. C'est pour cette raison qu'on la vend après les autres, et jamais avant.
Et si le budget ne permet qu'une seule chose ?
Alors commencez par ce qui se mesure vite. Une fiche Google complétée produit des chiffres en quelques semaines (appels, demandes d'itinéraire, clics), là où une refonte de site demande des mois avant de dire quoi que ce soit. Avoir un premier résultat mesurable change tout : la dépense suivante se décide sur des données plutôt que sur une intuition.
Cela ne veut pas dire que le référencement local est toujours la bonne réponse. Cela veut dire qu'à budget serré, un chantier qui parle vite vaut mieux qu'un chantier qui parle fort.
Comment trancher sans se tromper
Les quatre situations ci-dessus se ressemblent vues de l'intérieur. On croit souvent manquer de visibilité alors qu'on convertit mal, et l'inverse est tout aussi courant. C'est précisément ce que l'audit tranche : un document écrit de quatre à six pages, gratuit, qui dit ce qui coûte le plus cher aujourd'hui et par quoi commencer.
Il vous appartient, et il arrive qu'il conclue que le chantier à mener n'est pas de ceux que nous vendons : c'est aussi à cela qu'il sert. Demandez-le, et vous saurez par quoi commencer avant d'avoir dépensé un euro.