On peut obtenir un logo en une heure, et on peut y consacrer trois semaines. Les deux existent, les deux portent le même nom, et c'est ce qui rend la question du prix si confuse.
La différence ne tient pas au dessin. Elle tient à ce qu'il y a autour.
Ce qu'on achète vraiment
Un logo seul est un fichier. Une identité est un jeu d'outils : le symbole, ses déclinaisons pour chaque usage, une palette, des typographies, et les règles qui disent comment tout cela se pose.
Le test est simple. Demandez-vous ce qui se passe le jour où il faut : une enseigne, un avatar carré de trente-deux pixels, un tampon en noir et blanc, un document imprimé par un imprimeur que vous n'avez jamais vu. Si la réponse est « je rappelle le graphiste », vous avez acheté un dessin.
Les deux choses qui font varier le prix
Le nombre de déclinaisons
Un symbole se décline : version horizontale, version empilée, symbole seul pour les avatars, version monochrome pour les supports qui ne prennent pas la couleur. Chacune se dessine, elle ne se déduit pas. Une marque qui n'existe qu'en une seule forme casse au premier support imprévu.
Les supports du quotidien
Carte de visite, devis, signature de courriel, enseigne : ce sont eux qui font exister la marque au jour le jour, bien plus que le logo isolé. C'est aussi ce qui sépare nos deux paliers.
Nos fourchettes
Délai calendaire, allers-retours compris. Prix nets, en euros : TVA non applicable, article 293 B du Code général des impôts.
Le point que personne ne vérifie
Avant de signer, posez une seule question : est-ce que je repars avec les fichiers sources vectoriels ?
Un logo livré uniquement en image aplatie ne s'agrandit pas sans se dégrader, ne se décline pas, et ne peut pas être repris par quelqu'un d'autre. Vous restez dépendant du prestataire pour chaque nouveau support, et cette dépendance coûte plus cher, sur trois ans, que l'écart entre deux devis.
Quand un logo ne réglera rien
Refaire son identité est légitime quand elle vous dessert : quand vous justifiez votre prix trois fois par rendez-vous, quand vos supports ne se ressemblent pas entre eux, quand l'image donnée ne correspond plus à ce que vous vendez.
Ce n'est pas le chantier à mener quand personne ne vous trouve. Une belle marque invisible reste invisible. C'est le premier des trois pièges décrits dans par quoi commencer avec un petit budget.