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Écrire une page de service qui répond à une vraie recherche

Votre page s'appelle « Nos prestations ». Personne ne tape ça dans Google. Voici cinq étapes pour écrire une page que vos clients trouvent, et l'erreur qui annule tout le travail.

Une page de service a un seul but : être la réponse à une recherche que quelqu'un a réellement tapée. Tout le reste, la mise en page, les photos, le ton, sert ce but ou ne sert à rien. Voici comment on s'y prend, dans l'ordre.

Étape 1 : trouver la recherche réelle

Trois sources, gratuites, dans cet ordre. La Search Console d'abord, si votre site existe déjà : elle liste les recherches sur lesquelles Google vous montre, y compris celles que vous n'aviez pas imaginées. Les suggestions de Google ensuite : tapez votre métier dans la barre de recherche et lisez ce qu'elle propose, ce sont des recherches fréquentes. Et les questions posées au téléphone la semaine dernière, parce qu'un client qui demande « vous faites aussi les volets ? » vient de vous donner le titre d'une page.

Étape 2 : le titre

Prestation, zone, précision. « Réparation de volets roulants à Montrouge et alentours ». Le titre doit se lire comme la phrase que le client aurait tapée. Il évite le mot du métier quand le client en emploie un autre, et il évite les mots qui ne disent rien : « solutions », « prestations », « expertise ».

Étape 3 : les cinq blocs

  1. Ce que c'est. Deux phrases, dans les mots du client.
  2. Pour qui. Le cas typique : un particulier dont le volet est bloqué, un commerce qui ferme le soir.
  3. Comment ça se passe. Les étapes, de l'appel à la fin des travaux, avec les délais.
  4. Combien. Voir l'étape 4.
  5. Ce qui se passe ensuite. Le bouton, et ce que le client obtient en cliquant : un rappel sous 24 heures, un devis, un rendez-vous.

Cinq blocs, cinq titres intermédiaires, pour qu'un lecteur pressé trouve le sien sans lire les autres. La page se parcourt avant de se lire.

Étape 4 : le prix

Un ordre de grandeur affiché filtre les demandes hors budget avant qu'elles ne coûtent du temps à personne. Une fourchette suffit, avec ce qui la fait varier. Nous le faisons sur notre propre site, et nous avons expliqué pourquoi la semaine dernière : les demandes qui arrivent ensuite sont moins nombreuses et bien mieux qualifiées.

Étape 5 : la preuve

Une photo réelle du chantier, pas une image achetée. Un avis daté, avec le prénom du client. Un délai annoncé et tenu. Chacun des trois vaut plus qu'un paragraphe sur votre sérieux, parce qu'il se vérifie. Une page sans preuve demande au visiteur de croire ; une page avec preuve lui permet de constater.

L'erreur qui annule tout

Dupliquer la même page pour dix communes en changeant le nom de la ville. Google traite l'ensemble comme une seule page, et il choisit souvent de n'en montrer aucune. Si vous servez plusieurs zones, une seule page de service les nomme toutes, et c'est la fiche Google qui porte la géographie. Une page par commune ne se justifie que si le contenu diffère réellement d'une commune à l'autre : des chantiers, des avis, des particularités locales.

Même règle pour les synonymes. Une page « réparation de volets » et une page « dépannage de volets » se font concurrence à elles-mêmes. Une seule page, avec les deux mots dedans.

Le 21 octobre, cette méthode devient un carrousel sur LinkedIn et Instagram. Déposez le titre d'une de vos pages en commentaire sous cette publication : nous vous en proposons une version que vos clients taperaient, en réponse publique.

Une page par recherche, pas une page par idée.

L'audit liste vos prestations et dit lesquelles méritent leur page, avec la recherche à viser pour chacune. Écrit, gratuit, il vous appartient.