Le premier appel commence presque toujours par la même phrase : « Ça coûte combien ? ». Et la réponse habituelle du secteur est « ça dépend, prenons rendez-vous ». Elle est sincère, ça dépend vraiment. Mais elle oblige à donner une heure de son temps avant de savoir si on est dans le bon magasin.
Ce que ça nous coûte
Afficher un prix, c'est renoncer à le fixer au cas par cas. Nous ne pouvons pas chiffrer plus haut parce qu'un client semble pouvoir payer, ni plus bas pour emporter un dossier. La grille est la même pour tout le monde, et elle est publique. Un concurrent peut la lire, un prospect peut la comparer, un client peut nous la rappeler.
C'est aussi un engagement qu'on ne reprend pas. Un prix affiché puis dépassé sans raison écrite est un prix menteur, et un site qui ment sur ses prix ne vaut plus rien pour le reste. Nous nous sommes donc obligés à écrire ce qui fait varier le prix, pour que la variation soit prévisible.
Ce que ça vous apporte
Vous savez avant d'écrire. Une vitrine coûte entre 1 900 et 3 200 €, une identité visuelle entre 1 200 et 2 800 €, un suivi de réseaux 590 ou 990 € par mois. Si votre budget est ailleurs, vous le savez en trente secondes, et personne n'a perdu une heure.
Le devis se juge alors à ce qu'il contient, pas à son montant. Quand il arrive, vous connaissez déjà la fourchette. Ce que vous lisez, c'est ce qui vous place en bas ou en haut de cette fourchette, et vous pouvez décider de retirer quelque chose pour descendre. Un devis dont on ignore la base est un devis qu'on ne peut pas discuter.
Ce que les fourchettes veulent dire
Une fourchette n'est pas un plancher qu'on dépasse toujours. Pour un site, trois choses la font bouger : le nombre de pages, vitrine ou boutique, et qui écrit les textes. Nous les avons détaillées dans l'article sur le prix d'un site. Fournir vos textes vous-même fait baisser le prix, et c'est écrit avant que vous demandiez.
Pour les boutiques en ligne et les projets sur mesure, nous écrivons « à partir de 4 500 €, devis après cadrage ». Une boutique se chiffre mal sans connaître le nombre de produits, les moyens de paiement et la logistique. Afficher un prix unique là-dessus serait une fausse précision, et une fausse précision est un autre mensonge.
L'objection qu'on nous fait
« Vous perdez les clients qui auraient payé plus. » C'est vrai, et c'est voulu. Un client qui accepte un prix parce qu'il ne savait pas le comparer revient rarement, et il n'envoie personne. Nous préférons perdre cette marge et gagner le client qui a comparé, compris, et choisi en connaissance de cause. Une agence jeune n'a pas de meilleur argument que de montrer ses chiffres.
La règle qui va avec
Un seul chantier à la fois, celui qui coûte le plus cher aujourd'hui. Cette règle est écrite sur la page d'accueil, à côté des prix, parce qu'elle en découle : quand le prix est connu d'avance, il devient possible de dire « commencez par ceci, le reste attendra ». Un budget de TPE va plus loin concentré sur un point que réparti sur cinq.
Nous aimerions connaître votre avis, comme client cette fois. Un prix affiché vous rassure, ou il vous fait douter de ce qu'il cache ? Dites-le en commentaire sous nos publications du 16 octobre, sur LinkedIn ou Instagram. Nous lisons tout, et les arguments contraires nous intéressent autant que les autres.